Une chaudière gaz vit 15 à 20 ans. Si la vôtre approche, vous avez trois chemins — et le pire des trois est de ne rien décider jusqu'à la panne de janvier.
Option 1 : re-gaz — le statu quo qui rétrécit
Remplacer par une chaudière gaz à condensation neuve coûte CHF 12'000–20'000 posé. C'est l'option la moins chère à l'achat… et la seule qui ne touche aucune subvention. Vous restez exposé au prix du gaz et à la taxe CO₂ qui grimpe par paliers. Dans plusieurs communes suisses, les réseaux de gaz annoncent d'ailleurs leur horizon de fin — vérifiez ce que prévoit le vôtre avant d'investir pour 20 ans.
Option 2 : la pompe à chaleur — le remplacement soutenu
La pompe à chaleur air-eau reprend vos radiateurs et votre eau chaude, comme pour le mazout — chantier encore plus simple ici : pas de citerne à neutraliser. Comptez CHF 28'000–45'000 posé avant subventions et déduction fiscale. À l'usage, la facture descend : notre calcul de rentabilité chiffre l'économie à CHF 1'000–1'400 par an face au gaz, avec un écart qui a plutôt tendance à grandir.
Option 3 : l'hybride — rare, mais elle existe
Garder la chaudière gaz récente en appoint et laisser une petite pompe à chaleur assurer 80 % de la saison : pertinent uniquement si votre chaudière a moins de 8-10 ans. Si elle est en fin de vie, l'hybride cumule deux systèmes à entretenir pour un seul hiver à chauffer — passez directement à l'option 2.
Et le contrat de gaz ?
Une fois la pompe à chaleur posée, le contrat se résilie et le compteur se fait déposer (éventuellement gardé si vous cuisinez au gaz). La taxe de base disparaît avec lui — un poste qu'on oublie souvent dans le calcul. Première étape, comme toujours : le devis gratuit en haut de page, puce « Gaz » cochée — et la visite gratuite pour un chiffre ferme.