Clarifions le malentendu de départ : le solaire thermique — ces panneaux où circule un liquide — produit de l'eau chaude, essentiellement sanitaire. Il ne remplacera jamais votre chaudière : en janvier, quand la maison réclame le plus de chaleur, le soleil en donne le moins. La pompe à chaleur, elle, chauffe toute la maison toute l'année. Comparer les deux, c'est comparer un excellent second rôle à un premier rôle.
Ce que le solaire thermique fait bien
Couvrir 50 à 70 % de l'eau chaude annuelle d'une famille, gratuitement, pendant 20-25 ans. Comptez CHF 8'000-15'000 posé avec le ballon adapté. C'était le complément classique d'une chaudière — et ça le reste pour qui garde la sienne encore quelques années.
Pourquoi la question a changé
Depuis que la pompe à chaleur produit aussi l'eau chaude avec un excellent rendement, le solaire thermique a perdu son rôle d'évidence : sur une maison qui passe à la PAC, il fait double emploi. Le match moderne se joue plutôt entre solaire thermique et photovoltaïque — et le PV gagne presque toujours : son électricité alimente la pompe à chaleur, les appareils, demain la voiture (le duo PAC + PV est détaillé ici).
L'ordre de priorité, selon votre situation
Votre chauffage est en fin de vie → pompe à chaleur d'abord, c'est elle qui divise la facture. Votre chaudière est récente → un chauffe-eau thermodynamique (CHF 4'000-7'500) bat souvent le solaire thermique sur l'eau chaude, sans toucher au toit. Vous avez déjà une PAC → le prochain investissement malin est photovoltaïque, pas thermique. Pour situer la marche n°1 : le calculateur ci-dessus, 30 secondes.