Dernière pièce du puzzle économique : le prix du kWh lui-même. En Suisse romande, beaucoup de distributeurs proposent un double tarif — heures pleines, heures creuses (typiquement la nuit et une partie du week-end, chaque distributeur a sa grille). Bien utilisé, c'est un levier de plus ; mal utilisé, c'est du confort perdu pour rien.
Ce qui se déplace facilement : l'eau chaude
Le ballon est un stockage naturel : programmer sa chauffe pendant les heures creuses est le geste le plus rentable et le plus simple — l'eau chauffée à 3 h du matin est toujours chaude pour la douche de 7 h. Valable pour la PAC comme pour le chauffe-eau thermodynamique. C'est un réglage de dix minutes à la mise en service : demandez-le explicitement.
Ce qui se déplace prudemment : le chauffage
Tentant de « charger » la maison la nuit à prix réduit — mais rappelez-vous le principe de la constance : une PAC brusquée perd en rendement ce qu'elle gagne au tarif. La version raisonnable : un léger décalage du programme (montée en température commencée en fin d'heures creuses), surtout si la maison a de l'inertie — les murs épais adorent ça. La version déraisonnable : le yo-yo thermique quotidien. Votre installateur cale le bon compromis selon la maison.
Le niveau au-dessus : votre propre courant
Le kWh le moins cher reste celui du toit : avec du photovoltaïque, la logique s'inverse — on fait tourner l'eau chaude en journée, quand le soleil produit, et les machines récentes savent le faire seules (fonction « smart grid » / surplus solaire). Un point à anticiper dès le devis si le solaire est dans vos plans à cinq ans. Et pour connaître votre grille tarifaire exacte : elle figure sur la facture de votre distributeur — apportez-la à la visite, le réglage fera partie de l'installation.