C'est une des questions qu'on reçoit le plus : « mes convecteurs ont 30 ans, est-ce que je les remplace par des radiateurs à inertie ? » La réponse honnête tient en une phrase : un radiateur électrique neuf chauffe plus confortablement, mais ne consomme presque pas moins.
Pourquoi l'« inertie » ne change pas la facture
Tous les chauffages électriques directs — le convecteur de 1985 comme le radiateur à inertie de 2026 — transforment 1 kWh d'électricité en 1 kWh de chaleur. C'est une limite physique, pas technologique. L'inertie lisse la diffusion (moins d'effet « four puis froid »), le thermostat connecté évite de chauffer pour rien (5-10 % d'économie réelle, c'est déjà ça) — mais le gros de la facture reste. Équiper une maison en radiateurs neufs coûte facilement CHF 5'000 à 10'000… pour garder le chauffage le plus cher du marché.
Le même budget, employé intelligemment
Avec CHF 12'000–25'000, une pompe à chaleur air-air remplace les radiateurs des pièces principales par un système qui consomme trois fois moins — et climatise l'été. Sur une facture électrique de chauffage de CHF 3'000/an, l'écart entre « radiateurs neufs » et « air-air » se chiffre à CHF 1'500-2'000 par an, chaque année, pendant 15-20 ans. Et contrairement aux radiateurs, ce remplacement-là est soutenu par les subventions VD/FR.
Les cas où garder (un peu) l'électrique se défend
Soyons justes : une chambre d'amis utilisée dix jours par an, une salle de bain équipée d'un sèche-serviettes (l'eau chaude, elle, a sa propre solution), un studio très bien isolé — là, remplacer un convecteur mort par un neuf à CHF 300 est raisonnable. La règle simple : l'électrique direct se tolère en appoint, jamais en chauffage principal.
Pour savoir ce que donnerait la bascule chez vous : le calculateur en haut de page, puce « Électrique » cochée — l'estimation est immédiate, la visite gratuite, et personne ne vous vendra des radiateurs.