Premier hiver avec votre pompe à chaleur, matin froid et humide : un panache de vapeur s'échappe de l'unité extérieure, une flaque s'étale dessous, du givre blanchit la grille. Trois phénomènes, une seule explication — et zéro problème.
Le dégivrage, expliqué en 30 secondes
En captant la chaleur de l'air, l'unité extérieure refroidit celui-ci — et l'humidité de l'air se dépose en givre sur l'échangeur, surtout entre 0 et +7 °C par temps humide (le cœur de l'hiver broyard). La machine le sait : régulièrement, elle inverse son cycle quelques minutes pour se réchauffer elle-même et faire fondre ce givre. C'est là que vous voyez la vapeur (le givre qui s'évapore d'un coup) et l'eau (le givre fondu). Puis elle repart. Normal, prévu, nécessaire.
Ce qui est sain — et ce qui ne l'est pas
Sain : vapeur épisodique par temps froid et humide, eau sous l'unité, fine couche de givre qui apparaît et disparaît, léger changement de bruit pendant les cycles.
À surveiller : un bloc de glace qui s'installe et ne fond plus (dégivrage défaillant ou écoulement bouché), des cycles de dégivrage quasi permanents, une flaque qui gèle en patinoire devant un passage (l'écoulement des condensats est mal dirigé — se corrige facilement).
À faire vérifier : glace persistante + maison qui peine à chauffer + code d'erreur affiché : là, appelez.
Deux gestes d'hiver utiles
Gardez l'unité dégagée — feuilles, neige poussée par la bise, rien ne doit obstruer la grille — et jetez un œil à l'écoulement sous la machine après une grosse chute de neige. C'est tout : le reste appartient à l'entretien annuel. Un doute malgré tout ? Décrivez ce que vous voyez dans le formulaire — un technicien de la région vous rappelle, souvent la réponse tient en une phrase rassurante.