Votre réfrigérateur prend la chaleur qui est dans le frigo et la rejette derrière, dans la cuisine (touchez la grille arrière : elle est tiède). Une pompe à chaleur fait exactement pareil, mais dans l'autre sens : elle prend la chaleur qui est dehors et la rejette dans votre maison.
« Mais dehors, il fait froid ! »
C'est l'objection classique — et elle est fausse : même un air à 0 °C contient énormément d'énergie (le « vrai zéro », celui où il n'y a plus aucune chaleur, est à -273 °C). La machine capte cette énergie avec un fluide qui s'évapore à très basse température, puis un compresseur concentre cette chaleur pour la monter à 35-55 °C — la température de vos radiateurs. C'est le compresseur qui consomme de l'électricité. Tout le reste est gratuit.
Pourquoi 1 kWh en rend 3 ou 4
Sur 4 kWh de chaleur livrés à la maison, environ 3 viennent de l'air extérieur (gratuits) et 1 seul de la prise électrique. Ce rapport s'appelle le COP ; mesuré sur toute une saison de chauffe, il devient le SCOP — le chiffre à comparer entre machines (4 et plus = très bien). C'est toute la différence avec un chauffage électrique direct, où 1 kWh payé donne 1 kWh de chaleur, jamais plus.
Air, sol ou nappe : trois sources, une même logique
La chaleur peut venir de l'air (air-eau : la plus posée, air-air : chauffe et rafraîchit), du sol (géothermie : sonde à 150 m, rendement supérieur), ou de la nappe phréatique (eau-eau : le record de rendement, sous conditions). Plus la source est stable et tiède, moins le compresseur travaille, moins vous payez.
Et concrètement, chez vous ? C'est une question de surface, d'isolation et de chauffage actuel — exactement les trois réglages du calculateur en haut de page : trente secondes, et vous avez la puissance qu'il vous faut et la fourchette de prix honnête qui va avec.