Parlons franchement : une pompe à chaleur ajoute bien une consommation électrique — c'est son carburant. La question honnête n'est pas « est-ce que ma facture d'électricité monte ? » (oui), mais « que devient le total chauffage une fois mazout ou gaz disparus ? » (il fond).
Le calcul simple
Une maison a un besoin de chaleur annuel — disons 16'000 kWh pour une villa de 160 m² des années 90. La pompe à chaleur livre ces kWh en n'en consommant qu'une fraction : avec un rendement saisonnier (SCOP) de 3,5, elle tire 16'000 ÷ 3,5 ≈ 4'600 kWh du réseau. À 25-30 ct/kWh selon votre commune, cela fait CHF 1'150-1'400 par an, eau chaude comprise.
Les ordres de grandeur par maison
Villa récente et isolée (140 m²) : 3'000-4'000 kWh ≈ CHF 800-1'100/an.
Villa des années 80-90 (160 m²) : 4'500-5'500 kWh ≈ CHF 1'150-1'500/an.
Grande maison ancienne (200 m²+) : 6'000-8'000 kWh ≈ CHF 1'600-2'200/an.
À comparer aux CHF 2'400-3'200 annuels d'un chauffage gaz ou mazout équivalent (le face-à-face complet) : le total baisse, nettement.
Trois leviers pour consommer moins
La courbe de chauffe bien réglée — le levier gratuit, 10-15 % à la clé (et l'erreur n°3 de notre liste des pièges). Le bon dimensionnement dès le départ : une machine trop grosse surconsomme à vie. Le solaire en toiture, dont la production nourrit directement la machine — le duo qui rapproche la facture nette de zéro.
Pour VOS chiffres : le calculateur ci-dessus croise surface, âge et chauffage actuel — puissance et fourchette immédiates, consommation détaillée au devis.