C'est la question surprise de la fin de chantier : la pompe à chaleur n'a pas besoin de cheminée — elle ne brûle rien, ne rejette rien. Le conduit qui traversait la maison depuis 40 ans devient donc… disponible. Trois options.
Option 1 : le mettre en sommeil
Le plus courant : le conduit est nettoyé une dernière fois, obturé proprement en tête (chapeau ventilé pour éviter la condensation) et laissé en place. Coût minime, réversible, et le ramonage obligatoire s'arrête — un conduit hors service ne se ramone plus, c'est une petite ligne de budget annuel qui disparaît avec la chaudière. Signalez simplement le changement à votre ramoneur officiel.
Option 2 : le second souffle — le poêle
Un conduit en bon état est une opportunité : c'est l'infrastructure toute prête pour un poêle à bois ou à pellets dans le séjour. Beaucoup de propriétaires de la Broye font ce combo : la pompe à chaleur pour le quotidien, le feu pour le plaisir et l'appoint des grands froids. Le conduit est alors contrôlé, éventuellement tubé (CHF 2'000-5'000 selon la hauteur), et le ramonage reprend — pour le poêle cette fois.
Option 3 : récupérer la place
Dans une rénovation lourde, le conduit peut être déposé pour libérer des mètres carrés à chaque étage — un placard par niveau, ce n'est pas rien. C'est un travail de maçonnerie à chiffrer, pertinent surtout si vous refaites de toute façon les pièces traversées.
Et la citerne, pendant qu'on y est
Même logique de « nettoyage d'héritage » : la citerne à mazout est vidée et neutralisée ou démontée (poste chiffré au devis, CHF 1'500-4'000), et la cave respire à nouveau. Conduit + citerne : deux sujets à trancher avant les travaux, pas après — ils figurent noir sur blanc dans le devis gratuit de nos installateurs, avec le reste.